Choisy dans le cœur

Hassan Aoummis

Editorial Hassan AOUMMIS

 


 

Après les attentas de Paris, l’artiste Magyd Cherfi du groupe Zebda, a produit un très beau texte, « Je deviens solennellement Français », que nous publions comme témoignage de l’amour patriote, et pour que vive l’universalité des valeurs de la République « Liberté – Egalité – Fraternité » et Laïcité.

 

Il y a des jours comme ça où on aime la France, où on a envie de chanter la Marseillaise, envie d’être tricolore comme un supporter insupportable. Il y a des jours où on se reproche de pas être assez français. Des jours où on voudrait s’appeler Dupont quand on s’appelle Magyd. Suis-je toqué ? Suis-je choqué ? Oui je laisse se répandre la douleur en mon cœur et reposer ma tête percutée de plein fouet.

C’était un carnage et c’est mon jour de baptême, je deviens solennellement français, c’est dit. Je promets devant le fronton des mairies d’aimer la France pour le pire et le meilleur, de la protéger, de la chérir jusqu’au dernier souffle. Suis-je sonné ? Miné ? Je nais.

Il y a des jours comme ça où même anar on porte un drapeau parce que c’est tout ce qui reste à brandir après l’embrasement et il est bleu blanc rouge. Il y a des jours où on aime ce pays même quand il a tort, même quand il se trompe parce qu’il est nous jusque dans les entrailles.

Des jours comme ça où on aime ce pays, ses hameaux, ses villages, ses monuments aux morts. Des jours où on regrette de pas la ménager la vieille dame aux quatre cents fromages.

Des jours où on préfère la justice à sa propre mère, des jours où on est à l’envers. Des jours qui dépassent nos propres idéaux de liberté, d’égalité, de fraternité. Des jours plus forts que la vie et c’est des jours de mort.

C’est vrai, des jours comme ça où on reprocherait à Renaud, Ferré, Brassens d’avoir aimé que la France et pas assez la patrie. Des jours où on voudrait être patriote sans qu’un danger nous guette. Avant le sang, avant le feu.

On devrait avoir envie de sauver la France avant les signaux d’alerte, avant que la mort ne vienne exhaler son odeur dégueulasse. Allez ! Prenons les armes et sauvons ce trésor qui est la république et même la nation. Il y a des jours comme ça où on est de droite, de gauche, de tous les bords tant qu’ils respectent le droit de pas être d’accord. On envie ce pays d’autant tolérer d’avis contraires, d’idées extrêmes et nauséabondes.

Des jours comme ça où on mesure l’état de droit, la liberté, le combat pour la laïcité qu’elle que soit sa maladresse. D’assumer les débats foireux de l’identité nationale, de dire oui à la France quelle qu’elle soit, de tout assumer, Pétain et Jean Moulin, le lâche et le héros, l’orfèvre et le bourrin, l’étroit comme l’iconoclaste ? Des jours où Finkielkraut est un enfant de cœur, où le front national n’est qu’un adversaire de jeu.

Il y a des jours à lire Houellebecq pas pour ce qu’il écrit mais parce qu’il a peur ! Des jours à écouter Zemmour, Morano et Delon et la cohorte des dépités parce qu’ils perdent la boule. Des jours comme ça où on veut s’acheter deux sapins, un pour la tradition, l’autre pour l’effort de porter ce pays qui essaie en trois mots de nous faire une place.

Des jours où on veut manger des crêpes à mardi gras et à Pâques du chocolat.

Des jours où même noir ou même musulman, on veut bien que nos ancêtres soient gaulois.

Des jours comme ça où on s’incline devant la tombe du soldat inconnu, où on rechigne pas à la minute de silence. Des jours de fleurs pour tous les «morts pour la patrie» et qu’ils le soient au front ou à l’arrière-salle d’un restaurant. Des jours où on choisit son camp parce qu’il n’y en a pas d’autres.

Des jours où on applaudit à tout rompre les uniformes, tous les gardiens de la paix, les paras et les flics. Ce jour-là on aime les Français quels qu’ils soient. Des jours, mais il y en aura d’autres.

Magyd Cherfi (Zebda).

 


 Face à l’urgence migratoire, la coopération plutôt que les quotas

L’Europe fait face depuis le début de l’année 2015 à une crise migratoire qui présente un caractère exceptionnel, par son ampleur et par les drames qui l’accompagnent en mer comme sur terre. Le véritable chaos qui règne désormais dans une partie du Moyen-Orient et les tensions sur le continent africain sont les déclencheurs principaux de ces migrations exceptionnelles. Le flux incessant de bateaux qui accostent sans distinction sur les côtes des pays méditerranéens, le terrible décompte des morts, le grand nombre de migrants provenant de pays touchés par des conflits récents dont l'issue doit nous préoccuper, ne peuvent nous faire appréhender cette question sous le seul angle économique. Nous ne pouvons échapper à notre devoir d’humanité : les maires, les agents publics et les associations qui sont en première ligne doivent être soutenus.

François Hollande vient d’annoncer qu’il formulerait dans les prochains jours avec l’Allemagne une proposition commune de « mécanisme permanent et obligatoire » d’accueil des réfugiés en Europe. La mise en place de quotas privant durablement les Etats de leur liberté d’appréciation en matière d’asile n’est pas la bonne solution, la France la refusait d’ailleurs ce printemps. Les Etats européens doivent être volontaires et solidaires les uns des autres sans ajouter de nouveaux mécanismes automatiques d’attribution de titres relatifs au droit d’asile ou de séjour.

La situation actuelle doit susciter une réaction européenne commune, basée sur les principes du droit d'asile et appuyée sur un effort financier et logistique commun et défini dans le temps. Celle-ci ne doit pas tendre vers la mise en place de quotas qui seraient susceptibles d'augmenter dans les peuples européens le ressenti d'inégalités de traitement entre pays de l'Union, au moment où ces peuples se voient imposer partout des cures d'austérité. Il faut préférer la coopération intergouvernementale à la contrainte et tenir compte au mieux des spécificités de chaque Etat.

La France devrait prendre l'initiative d'une conférence méditerranéenne sur les migrants, rassemblant l'Union européenne et tous les pays méditerranéens, destinée à organiser les conditions financières et logistiques d'un traitement d'urgence d'une crise dont on sait que sa résolution véritable passe par la stabilisation du Moyen-Orient et le codeveloppement entre les rives Nord et Sud de la Méditerranée.

A long terme, la stabilisation régionale au Moyen-Orient et en Afrique est un enjeu majeur. Depuis 2012, la France y fait face à ses responsabilités. Toutefois, l’efficacité tant de notre stratégie contre l’Etat islamique que de notre approche de la guerre civile syrienne mériterait un sérieux examen.

 


 

29 Mai 2005 : Histoire d’une trahison !!

29 Mai 2005

 

Le 29 mai 2005, les Français choisissaient de dire « non » à la Constitution européenne. Nous célébrons aujourd’hui une grande victoire démocratique contre la fatalité et la résignation, contre la fuite en avant obligée vers le fédéralisme, ce que l’on appelle l’européisme.

Déjugé par le peuple, vaincu, le camp du « oui » n’a jamais cherché à en tirer les conséquences ou à répondre au rejet de la construction européenne libérale. Le camp du « oui » a temporisé un peu et saisi la première occasion pour faire adopter un Traité de Lisbonne en 2008. La méthode retenue pour déjuger le peuple souverain fut celle de la ratification par le Parlement réuni en Congrès à Versailles pour déjuger le peuple souverain : Versailles contre la Bastille.

L’Europe n’est pas un complot extérieur, à chaque grande étape nous retrouvons des Français aux postes-clefs : Jean Monnet, Jacques Delors, Valéry Giscard d’Estaing… Bercy et Bruxelles vivent en symbiose depuis longtemps. L’Europe n’est pas un complot extérieur mais le champ de bataille d’une impitoyable lutte des classes, bien mise en évidence par le scrutin du 29 mai 2005.


Depuis la crise des dettes souveraines, le leadership allemand est assumé et le couple franco-allemand n’est plus qu’un fantôme. Nicolas Sarkozy a consacré le suivisme français. Le traité budgétaire TSCG a été négocié à la va-vite pour finir de verrouiller les souverainetés budgétaires nationales. En 2012, la promesse non-tenue de renégociation constitue comme une réplique de la trahison de 2008, moins grave sur le plan des principes mais plus lourdes de conséquences. Depuis trois ans, ce renoncement européen condamne la gauche à décevoir et à mener des politiques contre-nature sous le drapeau de la « modernité » et de la « réforme ». La situation du pays est calamiteuse, celle de la gauche est le simple reflet de cette impasse.

Le 29 mai 2005, les Français ont porté un coup à l’européisme. On n’entendra pas parler de si tôt de Constitution ou d’Etat européen mais l’adversaire s’est vite rétabli. Le combat continue contre une Europe qui se fait dans le dos des peuples, contre les peuples. Faire avancer l’Europe en 2015 implique de sortir des politiques d’austérité et transformer la monnaie unique en monnaie commune.

Jean-Luc LAURENT, député MRC du Val-de-Marne

 


 

 27 mai : Journée nationale de la Résistance

Les oubliés de la Libération et de la Résistance

 

« C'est nous les Africains / Qui revenons de loin / Nous venons des colonies / Pour sauver la Patrie.». Le Chant des Africains, entonné par les troupes coloniales d'Afrique lors de la Seconde Guerre mondiale, est entré dans la culture populaire sur le continent et dans l'Hexagone. Aujourd'hui, plus personne ne conteste l'apport considérable des troupes coloniales lors du conflit de 1939-1945. De juin 1940 à mai 1945, 55 000 nord africains et combattants d'Afrique noire furent tués, payant un lourd tribut à la guerre et à la France.

Durant la campagne d’Italie, marquée par la bataille de Monte Cassino, qui fit sauter le verrou vers Rome, et est célébrée comme la grande victoire française de la seconde guerre mondiale, sur les 6.255 soldats français tués, les deux tiers des combattants étaient originaires du Maghreb et parmi les 23.5000 blessés, 15.600 étaient du Maghreb. Il en est de même de la campagne d’Allemagne, sur les 9.237 tués, 3.620 étaient des enrôlés du Maghreb, et sur les 34.714 blessés, 16.531 étaient Maghrébins.

 

Mais les Africains et Maghrébins ne se sont pas contentés de lutter sur le front, ils ont aussi été, pour certains, des figures de la Résistance. L'un des premiers maquis constitués dans la France occupée le fut par un ancien tirailleur originaire de Guinée, Addi Ba. Fait prisonnier par les Allemands, il s'échappa et créa un maquis dans les Vosges.

5 000 tirailleurs africains et malgaches, déserteurs ou évadés des camps de prisonniers, gagnent les rangs des FFI (Forces françaises de l’intérieur). On en trouve au combat dans les maquis de 38 départements métropolitains.

De même, on dénombre 52 tirailleurs sénégalais dans les maquis du Vercors, qui sont de tous les combats et participent à la libération de Romans-sur-Isère le 22 août 1944, puis du quartier de la Part-Dieu, à Lyon, le 3 septembre 1944.

On comptera 14 Africains parmi les 1030 compagnons de l'Ordre de la Libération, la plus prestigieuse des décorations de la France libre.

De même, des militants nord-africains de la cause indépendantiste se battent pour la liberté universelle aux côtés des Français durant l’Occupation. Sahli-Mohand Chérif, par exemple, militant du Parti du peuple algérien de Messali Hadj en 1937, édite en métropole durant la guerre El Hayat, une feuille clandestine de résistance à l’occupant de la France, avant de reprendre son combat pour l’indépendance algérienne après 1945.

 Ils ont payé de leur vie la liberté de notre pays. Et, pourtant, après la Victoire, les soldats et Résistants venus d’Afrique et d’Asie sont pour longtemps les oubliés de l’Histoire. Ces combattants n’ont laissé que peu de traces dans l’Histoire officielle. Ils sont quasiment absents des manuels scolaires et des commémorations officielles ou des lieux de mémoire.


 

La « réforme » des collèges

Alors qu’on nous avait prédit, à coups de grandes envolées ministérielles et de déclarations fracassantes, une grande réforme sur l’école de la République, force est de constater que ce texte est loin d’être à la hauteur des enjeux de notre système éducatif et qu’il est très éloigné de ce qu’attendent les Français. Une nouvelle fois, la faiblesse des actes a très vite supplanté la force des mots ! 

Adopté  définitivement par le Parlement samedi 22 juin, après un ultime vote du Sénat en deuxième lecture dans les mêmes termes que l’Assemblée nationale, ce texte dogmatique, qui sera très vraisemblablement mis en application à la rentrée prochaine, ne résout aucun problème de fond. Il ne vise en grande partie qu’à supprimer les orientations et les choix de la majorité précédente, et notamment, les internats d’excellence. Les élèves talentueux des quartiers dits « difficiles » qui disposaient ainsi d’un moyen d’étudier dans les meilleures conditions apprécieront ce choix du nivellement par le bas !

Les principales mesures incluses dans ce texte ne constituent finalement qu’une remise au goût du jour de vieilles recettes socialistes pourtant éculées et demeurent symptomatiques du manque de courage qui caractérise ce gouvernement depuis plus d’un an.

D’autre part, alors que chacun s’était accordé à dire que les IUFM ne fonctionnaient plus, et que la « masterisation » des enseignants avait permis une amélioration des connaissances académiques, cette loi avalise la renaissance des « Ecoles Supérieures du Professorat et de l’Education», sorte d’IUFM bis.

Rien sur la réforme du rôle des inspecteurs !
Rien sur la formation continue des professeurs !
Rien sur la revalorisation des salaires des enseignants, malgré la perte importante de leur pouvoir d’achat à la suite de la taxation des heures supplémentaires !
Rien sur le collège unique, sinon sa réaffirmation !
Rien sur la réforme des cycles scolaires !
Rien sur le rééquilibrage des baccalauréats entre les scientifiques et les littéraires.

Le gouvernement a donc manqué son rendez-vous pour réformer en profondeur notre système éducatif, bien loin de répondre à l’ambition de fonder l’école du 21ème siècle. Si nous partageons le même objectif, favoriser la réussite de nos enfants, il est profondément regrettable que sur un sujet si important pour les générations futures, le gouvernement ait décidé une fois de plus de passer en force.

Et l’on souscrit bien volontiers à la décision d’afficher la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen dans les écoles et établissements du second degré, il apparaît indispensable que l’on n’oublie pas également que l’essentiel est de permettre aux élèves de pouvoir continuer à la lire. Avec cette « réformette », nous en sommes loin !

Marie-Françoise Bechtel


Le monde musulman et l’Occident,

vers un choc des civilisations ? 

 

''Extrait de conférence d’Hassan AOUMMIS''  

 

guerre-des-civilisations

 

 

Mesdames et Messieurs, il n’a échappé à personne que le monde contemporain connaît, depuis quelques décennies déjà, des soubresauts continuellement traduits par des conflits meurtriers, des affrontements et des guerres dans lesquels les populations musulmanes et les puissances occidentales sont parties prenantes, tout au long de lignes de friction et de contacts qui portent à conséquence. Ces conséquences, à juste raison, nous avons le loisir de les voir s’amplifier avec les différents débordements que représentent aujourd’hui les groupes djihadistes, extrémistes, qui pullulent dans des régions, jadis terre de érudition et de culture, actuellement véritables espaces de bouleversements et de chaos Lire la suite...

 

" En hommage "

 

En hommage aux dessinateurs de Charlie, morts en hommes libres, victimes de  la cruauté et de l’ignorance. Ces quelques desseins pour rappeler leur combat contre la bêtise de tout genre.

 

charlie hebdo

 

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charlie hebdo

 

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charlie hebdo

 


 

Editorial

euro

Lors de ces dernières élections européennes, une majorité de Français ne se sont pas rendus aux urnes, marquant ainsi leur désaffection vis-à-vis d’un Parlement sans légitimité ni pouvoir d’inflexion sur la conduite de l’Europe. Au lieu de fustiger les abstentionnistes, il faut rechercher ailleurs les causes de ce refus de se rendre aux urnes. Le mépris qui a suivi les résultats du référendum de 2005 est toujours vivace, comme le renoncement de François Hollande à renégocier le traité TSCG préparé par Mme Merkel et Nicolas Sarkozy.

Le MRC avait fait le choix de se tenir à l’écart de cette compétition électorale déconnectée des véritables enjeux, organisée en circonscriptions virtuelles et rythmée par un simulacre d’affrontement entre les candidats à la présidence de la Commission.
La campagne du Parti Socialiste autour de Martin Schulz aura démontré ici l’impasse de la fuite en avant supranationale et de la politisation artificielle à base de slogans et de promesses en très grand décalage avec la politique réelle que la coalition SPD-CDU mène à Berlin et l’austérité que Bruxelles cherche à nous imposer.

 

Face à un Parlement croupion et mal élu, le Conseil se retrouve plus que jamais au cœur de l’Union. Une responsabilité historique repose sur les chefs d’Etat, à commencer par François Hollande, pour refaire une Europe au service des peuples et des Nations.

 

Le vote du 25 mai est donc stérile, porteur d’illusions et de diversions . L’assemblée qui s’est dégagée après ces élections ne possède aucune des prérogatives d’un vrai parlement : il ne peut changer les traités qui fondent l’UE, ne peut pas voter l’impôt, n’a pas l’initiative des lois…

 

 Le FN national qui sort vainqueur de ce scrutin, outre le fait que la classe politique classique ne peut plus continuer à l’utiliser comme une épouvantail pour valider toutes les turpitudes, les abdications et les démissions consentis face à une institution européenne éloignée des réelles préoccupations des citoyens, il ne représente aucunement une solution. Car si d’un côté, il prétend vouloir sortir de l’euro et de l’Union Européenne, de l’autre côté, il veut entrer dans le système –dans lequel il est déjà entré par la présence de Mme Le Pen, députée européenne- pour se goberger comme les autres. Il cautionne et profite aussi de ces mêmes institutions qu’il condamne. La prétendue « sortie concertée et progressive » de l’euro, prônée par Mme Le Pen, perd toute portée pratique quand on sait que le FN la subordonne officiellement au feu vert de l’Allemagne. 

 

 

En 1997 déjà, cinq ans après le référendum sur le traité de Maastricht, Jean-Pierre Chevènement publiait "Le Bêtisier de Maastricht" (Editions Arléa).

Voici quelques extraits des citations mises en exergue dans le livre. La crise de la zone euro et la situation sociale chaotique d’une Europe qui a tournée le dos aux nations, jette une lumière crue sur le surréalisme de ceux qui veulent guérir le mal après l’avoir occasionné.  

 

Le Bêtisier de Maastricht

                       

 

 

 

Jacques Delors : « [Les partisans du "non"] sont des apprentis sorciers. […] Moi je leur ferai un seul conseil : Messieurs, ou vous changez d’attitude, ou vous abandonnez la politique. Il n’y a pas de place pour un tel discours, de tels comportements, dans une vraie démocratie qui respecte l’intelligence et le bon sens des citoyens. » (Quimper, 29.8.92)

 

* Martine Aubry : « L’Europe, ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Béthune, 12.9.92)

 

* Michel Rocard : « Ce qui n’était pas prévu, c’est que les peuples puissent refuser ce que proposent les gouvernements. » (International Herald Tribune, 28.7.92)

 

* Michel Rocard encore : « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie » (Ouest-France, 27.8.92)

 

* Élisabeth Badinter : « Le traité de Maastricht fait la quasi-unanimité de l’ensemble de la classe politique. Les hommes politiques que nous avons élus sont tout de même mieux avertis que le commun des mortels.» (Vu de Gauche, septembre 1992)

* Michel Sapin, ministre socialiste des finances : « Maastricht apporte aux dernières années de ce siècle une touche d’humanisme et de Lumière qui contraste singulièrement avec les épreuves cruelles du passé. » (Le Monde, 6.5.92)

* Jack Lang : « Interrogez les peuples de Bosnie, de l’ex-Yougoslavie, de Pologne et des autres pays. Ils nous disent : “ chers amis français, entendez-nous. Apportez-nous votre soutien et votre oui. Ce sera un oui à la française, à l’amitié, à la paix, à l’union. Votre oui à l’union fera tâche d’huile dans nos pays où nous souffrons tant ”. Les gens qui sont aujourd’hui sous les bombes seraient désespérés si les Français tournaient le dos à l’unité européenne. » (France Inter, 18.9.92)

 

* Julien Dray : « Oui, pour aller de l’avant dans les conquêtes sociales, il n’est d’autre avenir que la Constitution de l’Europe.» (Assemblée nationale, 6.5.92)

* Michel Rocard : « Mon raisonnement est profondément social-démocrate. À vrai dire, je n’ai pas encore compris pourquoi les libéraux veulent de cette Europe-là» (Libération, 3.8.92)

* Alain Madelin : « Le traité de Maastricht agit comme une assurance-vie contre le retour à l’expérience socialiste pure et dure. » (à Chalon-sur-Saône, 4.9.92)

* Simone Veil : « Si le “non” l’emporte, on ne reparlera plus de l’Europe mais des batailles qui se sont déroulées au cours des siècles passés.» (14.9.92)

*Jacques Lesourne : « Un “non” au référendum serait pour la France et l’Europe la plus grande catastrophe depuis les désastres engendrés par l’arrivée de Hitler au pouvoir. » (, Le Monde, 19.9.92)

 

*Michel Rocard : « Je suis persuadé que les jeunes nazillons qui se sont rendus odieux à Rostock votent “non” à Maastricht. » (Le Figaro, 17.9.92)

* Alain-Gérard Slama : « En votant “non”, nous donnerions un magnifique cadeau, sinon à Hitler, à Bismarck. » (Le Figaro, 18.9.92)

* Françoise Giroud : « Moi aussi, j’ai peur de l’Allemagne. [...] Il ne faut pas prendre l’Allemagne pour un gros chien dressé parce qu’elle a été irréprochablement démocratique depuis quarante-cinq ans. » (Le Nouvel Observateur, 3.9.92)

* Bernard Henri Lévy : « M. De Villiers, donc s’installa à l’Elysée. [...] Le “non” français à Maastricht fut interprété, de fait, comme un encouragement aux nationalismes. Il relança la guerre dans les Balkans. [...] Si bien que, sans aller, comme certains, jus- qu’à imputer à ce maudit “non” le soulèvement transylvain, la nouvelle guerre de Trente ans, entre Grèce et Macédoine, les affrontements entre Ossètes du Nord et du Sud, puis entre Russes et Biélorusses, bref, sans aller jusqu’à lui attribuer toutes les guerres tribales, ou paratribales, qui enflammèrent l’Eu- rope de l’Est, on ne peut pas ne pas songer que c’est lui, et lui seul, qui offrit à Berlin l’occasion de son nouveau “Reich”.» (Le Figaro, 18.9.92)

* Valéry Giscard d’Estaing : « Si le Traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (RTL, 30.7.92)

* Bernard Kouchner : « Avec Maastricht, on rira beaucoup plus. » (Tours, 8.9.92)

* Jean-Marc Sylvestre : « Pour pouvoir dîner à la table de l’Europe [monétaire], encore faut-il savoir se tenir à cette table et ne pas manger avec ses doigts. [...] Si la monnaie unique a un mérite, et un seul, c’est d’obliger les pays à se conduire correctement.» (France Inter, 18.9.92)

* Jack Lang : « La France est une locomotive. Elle n’a pas le droit d’être dans le wagon de queue. [...] Le train de l’espoir ne passe pas deux fois. » (RTL, 23.8.92) .

* Jean Luc Mélenchon : « N’ayons pas honte de ce traité. Déjà, il va au-delà de la situation actuelle, il constitue une avancée. En tant qu’homme de gauche, je souhaiterais me tourner un instant vers certains de nos amis (l’orateur se tourne vers les travées communistes) pour leur faire entendre que Maastricht est un compromis de gauche : pour la première fois, dans un traité de cette nature, des mesures d’encadrement du marché sont prévues ; pour la première fois, citoyenneté et nationalité sont dissociées ; pour la première fois, les syndicats vont être associés aux processus décisionnels. » (Intervention de Jean-Luc Mélenchon, sénateur PS de l’Essonne, le 9 juin 1992)

 

mrc

Hassan AOUMMIS

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Présentation

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LeeMouvement Républicain et Citoyen

Une nation, un destin, une République

Au Mouvement Républicain et Citoyen, nous voulons œuvrer à l’accomplissement de la République, faire vivre l’exigence progressiste et républicaine, promouvoir l’indépendance de la nation, la résistance à l’hégémonie libérale et œuvrer pour un monde multipolaire. Pour nous, la souveraineté populaire est l’instrument de la liberté et la condition du plein exercice de la citoyenneté. Nous voulons ancrer dans la réalité les principes républicains de liberté, de laïcité, d’égalité des droits et des chances, de justice sociale et de fraternité.


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Historiquement, les origines de notre parti remontent au Centre d’études, de recherches et d’éducation socialistes (CERES), courant qui constituait l’aile gauche de la SFIO, puis du Parti Socialiste, dont M. Chevènement a été l’un des fondateurs. Ce courant devient Socialisme et République en 1986, puis Mouvement des Citoyens à la fin du mois d’août 1992. Le MDC s’oppose au traité sur l’Union européenne et appelle les Français à voter « non » au référendum du 20 septembre 1992 : « Pour une autre Europe, non à Maastricht ». En 1993, le Mouvement des Citoyens se transforme en parti politique indépendant. Candidat à l’élection présidentielle de 2002 où il a obtenu plus d’un million et demi de voix, Jean-Pierre Chevènement a réuni ses comités de soutien au sein du Pôle Républicain. Créé en janvier 2003, le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) est présidé par Jean-Luc Laurent, Député-maire du Kremlin-Bicêtre. Jean-Pierre Chevènement, ancien Ministre et Sénateur du Territoire de Belfort est président d’honneur du MRC


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